Sagesse ratée – I

Définition, quantification et mise au point

“L’être humain est invité à vivre sans violence”


S’il convient de définir la sagesse, je ne trouverai pas de si pertinente définition que celle-là : vivre en paix ! Or, il est souvent question de violence ; sur les médias, dans les familles, dans les écoles, les universités, les boulevards ; dans les tribunaux, la majorité écrasante des affaires, ont comme objet la violence : le crime. Sans avoir besoin de statistiques ou de chiffres de cette catégorie d’informations, car il y en a beaucoup, chaque instant, il y a un crime qui se pratique, pendant le jour et lors des nuits sombres. L’humanité, depuis toujours, vivait cet état de conflit qui semble inachevé.

L’humanité veille à ce que ces transgressions cessent de se multiplier. Les gouvernements et les organisations non gouvernementales, les familles et les systèmes éducatifs ont, naturellement, les mêmes ambitions. Or, on est de moins en moins conscient de ce qu’on veut atteindre. C’est facile de le dire ici et maintenant. Nous visons une sagesse qui réduit le taux des maux dans le monde. Nous cherchons à assagir l’humanité. Ayons ce principe !

Qu’on le veuille ou non, en nous, il y a toute une sagesse, cachée, ratée. Ratée, exige une action involontaire, parfois oui. Je veux dire, qu’on peut involontairement rater toute une richesse : une sagesse !

Paradoxalement, on ne peut que maladroitement accuser un inconscient du fait de sa soi-disant indifférence vis-à-vis la susceptible sagesse qu’il peut avoir pratiquement à un moment et non à un autre !
Mais, abstraction faite de cette considérable preuve qui, selon laquelle, une personne involontaire n’est pas forcément stupide, il y en a derrière toute une stupidité humaine !

Il est certainement vrai : l’être humain commet, de par sa nature, des erreurs. Je disais des erreurs et non des erreurs stupides. Il existe entre les deux une immense différence, entre une personne stupide et une personne qui choisit d’être stupide. La première peut se convertir – sous l’impact du temps et l’influence progressive des circonstances- en une personne sage, favorablement expérimentée. Alors que la deuxième- qui choisit et donc préfère être sans sagesse- ne peut se convertir, mais approfondir sa stupidité.

Je ne dirais pas- car ce va être jugé arbitraire- que le sort des sages leur exige le partage de la stupidité avec les non sages. Certes, ces derniers doivent une somme de sagesse aux sages : quelques nuits d’hivers peut-être, ou toute une saison de dépression glorieuse invitant à se nourrir des mots sages qui peuplent les livres des non stupides dont la raison est fort éveillée !

El le mal ? D’où vient-il ? N’est-il pas né du vide auquel peut se convertir le bien ? De son absence momentanée ? Car il existe toujours, mais se déplace. Il se déplace, car, dans la plus sombre mélancolie qu’on peut ressentir, il y en a dedans un étrange bien caché : La joie. Reste à le déterrer : c’est le devoir de l’homme sage, les stupides n’en peuvent plus. Ils jouissent de cette ambiguïté qui peut caractériser la joie d’une personne désespérée sombrant dans de la mélancolie : le mal n’est rien que sa force et sa capacité mortelle pouvant rendre tout bien ambigu, caché timidement sous une couverture d’idées complexes : un sage peut comprendre l’ambigu ; le conduire vers une lumière qui force la fermeture volontaire des yeux.
Et le vide ? A-t-il une essence ? Ce que j’ose dire- car je peux penser à tant de choses sans oser les dire- c’est qu’un amour peut guider à un étrange nihilisme, mortel. Et on ne peut dire davantage !

َ...A suivre

Sagesse ratée – I

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